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Le capitalisme et la mondialisation et internet dans vos vies

Le plus triste

C’est que si mon identité autonome nie sa propre existence par 0,58%…
Alors je ne vois pas pourquoi je devrais me foutre
De quelque autre identité que ce soit

L’identité des autres…
Si ma propre existence, autonome ou non
Ne surgit que dans la marge d’erreur
Pourquoi voudrais-je que d’autres prospèrent?

Je me voue moi-même, et ma descendance, à l’extinction
Nous ne serons même plus là de toute façon
Notre mémoire sera récupérée et réchantillonnée
Sans que nous en soyons informés de toute manière

 

Vos identités alors…
Au diable les Israéliens et les Palestiniens
Entretuez-vous donc!
Du balais les Tibétains et le Rohingyas
Vous vous laissez tuer, comme moi, de toute façon!
Les musulmanes et les imams qui se battent pour des fichus!
Puis les loups qui flairent la bonne affaire

 

Allez tous vous faire traire!
Et au diable vos identités

Peuple chinois, peuples américains
Ancienne Rome, vieille Europe
Langue anglaise, lingua franca
Langue arabe, arcane

Grandes puissances civilisatrices
Ma mémoire cèdera toujours sous vos pas
Mes enfants seront toujours à vous

Alors comment exister?
D’une manière ou d’une autre
En disant Basta!

 

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Ce que j’haïs de la gauche actuelle.

La gauche est supposée s’occuper des inégalités. Mais des vraies inégalités.
Se faire appeler par le mauvais prénom et péter une crise est un caprice. Voir quelqu’un nous imiter et péter une crise est un caprice. Chialer parce que la société ne nous a pas livré ce qu’on croyait nous être dû depuis l’enfance est un caprice.

Parce qu’il y a de vraies inégalités. Celles qui font en sorte que des enfants esclaves assemblent les I-Pads avec lesquels vous jouez, ou avec lesquels vos enfants jouent, si vous n’êtes en partant pas trop égoïste pour faire des enfants. Ce sont ces inégalités qui animent le monde aujourd’hui.

Ce n’est pas en étant végan, ni en étant inclusif, ni en donnant 20$ à Greenpeace, ni en recyclant vos ordures, ni en adaptant sans cesse votre vocabulaire LGBTQ2 exponentiel… que vous changerez quoi que ce soit à la marche de l’histoire.
Les populations bougent quand elles le peuvent et quand elles le doivent. Puis le nombre, le nombre et le nombre, additionnés à l’agressivité, fondent la loi du plus fort, qui est toujours la meilleure.

Et c’est ce qui est en train de se passer.

















Je ne savais pas trop quoi penser du Brexit jusqu’à présent.

Ça tourne à la comédie d’erreurs. C’en serait drôle, sauf que c’est extrêmement sérieux. Quoique beaucoup moins dramatique qu’on le répète au téléjournal.

Au final, je trouve le résultat de ce vote référendaire des plus intéressants.
On regarde en direct un vieil empire se dépêtrer dans ses contradictions politiques internes. Il était temps! C’est arrivé aux Égyptiens, puis aux Romains, aux Mérovingiens, aux Espagnols, aux Français, puis maintenant aux Anglais…
L’Empire se rétrécit de toutes parts. Alors c’est très bien ce vote ambigu. Je fais le pari qu’ils trouveront une façon de s’en sortir politiquement. Ce sont les Anglais après tout. Ce sont les mêmes qui, en réponse à la Révolution française, tuèrent leur propre roi puis en réinstaurèrent un nouveau, comme compromis…
Puis ce vote, ça nous fait parler de souveraineté des nations. Ça fait ressortir tout plein de fractures sociales. Comme ça pousse toutes sortes d’entrepreneurs identitaires, qui prétendent tous parler au nom de toutes les «communautés» imaginables, à se manifester. C’est très bien qu’ils crient leurs causes. Ça les expose.
Enfin, ça nous fait au moins parler du peuple. Et c’est le peuple qui en parle, surtout.
C’est sain.
Je ne crois surtout pas que cette Europe qu’ils ont construite puisse se vanter d’être l’antidote aux guerres, comme ils nous en chantent les louanges.
L’Europe, la vraie Europe, a déjà son antidote aux guerres mondiales.  Elle a vécu 2 guerres mondiales.
Ils voudraient nous faire croire que ce sont leurs constructions technocratiques qui nous sauvent de nous-mêmes. Personnellement, j’ai toujours un doute quand les discours humanitaires empruntent le langage de l’extrême-gauche identitaire, mais qu’ils nous soient servis par des banquiers, des avocats et des politiciens de carrière.
Les peuples parlent, en ces moments historiques.
Il faut les écouter.
Yann
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L’Europe
Les sangliers sont lâchés
Je répète :
Les sangliers sont lâchés.
Les petits patrons font les grandes rivières de diamant.
Deux fois.
Les roses de l’Europe sont le festin de Satan.
Je répète :
Les roses de l’Europe sont le festin de Satan.
Nous travaillons actuellement pour l’Europe.
Nous travaillons actuellement pour l’Europe.
Nous travaillons actuellement pour l’Europe.
Nous travaillons actuellement pour l’Europe.
Voire pour le monde.
Chère vieille Europe, cher vieux continent, putain autoritaire,
Aristocrate et libertaire, bourgeoise et ouvrière,
Pourpre et pomponnée de grands siècles et colosses titubants.
Regarde tes épaules voûtées, pas moyen d’épousseter d’un seul geste,
D’un seul, les vieilles pellicules, les peaux mortes d’hier et tabula rasa…
D’ici on pourrait croire à de la pourriture noble et en suspension.
Il flotte encore dans l’air de cette odeur de soufre. Sale vieille Europe,
Celle qui entre deux guerres et même encore pendant caressait pour son bien
Le ventre des pays de ses lointains ailleurs et la bite à la main
Arrosait de son sperme les sexes autochtones.
On se relève de ça ? On se relève de tout même des chutes sans fond.
Nous avons su monter nous avons su descendre, nous pouvons arrêter
Et nous pouvons reprendre…
Europe des lumières ou alors des ténèbres ;
À peine des lucioles dans les théâtres d’ombre.
A peine une étincelle dans la nuit qui s’installe et puis se ressaisit,
Et puis l’aube nouvelle, après les crimes d’enfance,
Les erreurs de jeunesse on n’arrache plus les ailes des libellules d’or.
Nous travaillons actuellement pour l’Europe.
Voire pour le monde.
Amnistie, amnistie ou alors amnésie, qu’est-ce que vous volez que ça foute,
De toutes façons il faut bien avancer, pressons le pas camarade
Et puis réalisons, réalisons, il en restera toujours quelque chose allez !
Matérialiste alors ça fait qu’au moins on est sûr de n’pas de tromper,
Et du tangible alors jusqu’à l’indigestion, du rationnel alors
Et jusqu’à en crever, des logiques implacables mais toujours pas de sens…
Eh princesse de l’Histoire dans sa marche forcée,
On finit par se perdre en passant sous tes arches multiséculaires.
Voire pour le monde.
Nous travaillons actuellement pour l’Europe.
On est passé de tes arcanes passés, passé de tes arcanes passées,
On est passé de tes arcanes passés, aux charmes technocrates…
Alors l’Europe alors l’Europe alors l’Europe.
Bruxelles, Schengen, Strasbourg, Maastricht, PIB, PIB, CEE, Euratom, OCDE et GATT.
Protégez-nous marché de cet AMI commun d’un monde si petit.
Euromonnaie unique, Nasdaq et CAC 40, orgiaque, idyllique, faites de la poésie,
Soutenez la culture, produisez du spectacle et de l’Entertainment
Comme on dit chez nos frères d’Outre-Atlantique et toc anciens Européens,
Nouveaux maîtres du monde pendant que le dragon asiatique rêve, fait ses étirements,
Il est beau et puissant, crache du feu gentiment.
Pendant qu’Ernest Antoine Seillière fait son apparition et nous déclare sa flamme
Il nous aime et nous dit :
 » Nous ne sommes pas comme les politiques soumis à la pression de la rue. « 
Et on entend au loin résonner les clameurs de la foule,
Les beaux mouvements d’ensemble, les défilés glorieux et puis la lutte des classes.
Et maintenant c’est sérieux, eh bébé, c’est sérieux, on ne croit plus en rien,
Nous montons de toutes pièces ce business et Basta, on ne chevauche pas Pégase
Ça c’était pour l’extase c’est fini.
Extension, expansion si possible, mais pas de rêve à porter seulement des dynamiques.
D’abord la thune, bébé et le reste suivra et le reste viendra c’est ce qu’on dit
Je crois en cette époque-là bénie des Lotophages.
Chère vieille Europe, ta tête connaît à peine tes jambes qui souvent
Ne comprennent pas tes bras comment ça marche encore déjà.
Comment ça marche un corps étranger à son corps on n’sait pas on s’en fout
On s’embrasse quand même et puis on a raison.
Sale vieille Europe, te souviens-tu de la force brutale, occident mal luné,
Guerre brûlante, guerre froide, et enfin de guerre lasse et enfin de guerre lasse.
Nous travaillons actuellement pour l’Europe.
En veux-tu en voilà des écoles de la performance et voilà des patrons
Créateurs du Global business dialogue ou Électronique commerce
Pour s’asseoir en gloussant sur toutes les exceptions à commencer
Par ce truc machin culturel.
Histoires de producteurs et de consommateurs, du producteur au consommateur,
Du producteur au consommateur, et des intermédiaires à plus savoir qu’en foutre,
Toute ton âme s’est usée sur ce chemin sans fin et sur ce va et vient on y va,
Nous aussi, profiter, pas de raison, après tout ça ira,
On n’en aura pour tout le monde, y’en aura pour tout le monde,
On a dit pour tout le monde, pour tout le monde, pour tout l’monde et mon cul !
A quelle hauteur vas-tu ériger tes remparts ?
Où vas-tu repousser tes nouveaux murs d’enceinte ?
Quelque chose est resté en travers de la gorge et nous voulons cracher
C’est la moindre des choses mais vous pouvez, madame,
Vous adressez à nous car tout n’est pas perdu non tout n’est pas perdu
De vos mythes d’aurore ici le soleil brille pour tous et on y croit.
Nous travaillons actuellement pour l’Europe.
Voire pour le monde.
Quelque chose est resté en travers de la gorge et nous voulons cracher
C’est la moindre des choses mais vous pouvez, madame,
Vous adressez à nous car tout n’est pas perdu non tout n’est pas perdu
De vos mythes d’aurore ici le soleil brille pour tous et on y croit.
La vérole sur vos gueules
Je répète :
La vérole sur vos gueules.
Les soupirs de la sainte et les cris de la fée
ne sont plus entendus au banquet des banquiers.
Une fois.
La marmite de l’ermite est remplie de rubis.
Je répète :
La marmite de l’ermite est remplie de rubis.
La vieille Europe est la maquerelle des ballets roses.
Deux fois.
Quand les sirènes se taisent, les rapaces gueulent.
Le rouge et le noir des tortures sont les fleurs du mal.
Je répète :
Le rouge et le noir des tortures sont les fleurs du mal.
Le jour de l’Occident est la nuit de l’Orient.
Deux fois.
Le jour de l’Occident est la nuit de l’Orient.
Je ne suis pas chauvine mais la France est quand même la reine des fromages.
Typhon Tournesol est un zouave.
Six fois.
Le sang versé est la tasse de thé des géants de la foire.
Deux fois.
Il pleut des cordes sur la Concorde.
Il pleut des cordes sur la Concorde.
Les petites filles modèles sont les élues de l’Europe.
Je répète :
Les petites filles modèles sont les élues de l’Europe.
Merde à la sûreté.
Deux fois.
La folie des grandeurs tue les merles moqueurs.
Je répète :
La folie des grandeurs tue les merles moqueurs.
Si vous ne trouvez plus rien cherchez autre chose.
Paix en Suisse.
Je répète :
Paix en Suisse.
Les noces de sang incendient l’horizon.
Deux fois.
Le rimmel de l’Europe coule sur les plastrons.
Deux fois.
La vie commence maintenant, et maintenant, et maintenant.
L’Europe est une petite déesse mortelle.
Deux fois.
L’enfance de l’art est un lever de soleil.
Je répète :
L’enfance de l’art est un lever de soleil.

Nous travaillons actuellement pour l’Europe…

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Je regarde mon parcours familial et académique depuis 42 ans…

Depuis l’école primaire, je réalise que ça n’a pas toujours été le fun. C’était le plus souvent chiant même. Mais les bouts le fun compensaient; comme les fins de semaine et les vacances. Le restant du temps, on nous baragouinait des leçons sérieuses et incompréhensibles, on nous les faisait répéter, on nous les faisait récrire, on nous en donnait en exercices à compléter… C’était chiant. En tout cas, ce n’était pas de la «pédagogie par projets», c’était de la leçon magistrale et autoritaire.

Si on m’avait demandé à quoi ça servait, à 6, à 10 ou à 15 ans, je n’aurais eu aucune idée. Ou alors seulement l’idée de protester contre l’autorité. Je n’aurais pas su à quoi ça servait à ces époques.

Mais je le sais aujourd’hui. Ce sont autant de phrases et de réflexes de pensée qu’ils m’ont imprimés dans le cerveau. C’est une éducation, une enculturation, une formation : c’est un formatage.

Mais c’en est un bon. Parce qu’il en faut un. C’est ça pour moi être Québécois.

Quand je lis le journal, dans mes relations à l’université, au travail, dans la rue, comme cycliste, partout… je m’appuie sur cette connaissance transmise depuis ma famille, puis par tous mes professeurs à l’intérieur comme à l’extérieur de l’école. Les petits réflexes de pensée, les façons de raisonner, les exemples de résolution de problèmes qu’ils m’ont forcés à mémoriser contre mon gré m’ont été plus qu’utiles : ils sont salutaires à chaque instant de ma vie.

C’est un héritage.

L’école ne peut pas faire de tous des diplômés. C’est triste, mais c’est une notion d’égalitarisme sans aucun fondement dans la praxis. Pourtant, au nom de la «lutte au décrochage», on a balancé cette éducation formelle dont j’ai pu bénéficier. Et on a balancé l’éducation spécialisée.
On se plie aujourd’hui tellement aux besoins des «consommateurs d’éducation» que sont devenus les parents, mais que sont aussi les enfants. Puis à la pression des médias, des rumeurs sur Internet, des compressions…

Pour les décrocheurs, il faut revaloriser les métiers. Nous avons d’excellents talents manuels au Québec. C’est visible partout, dans chaque région et jusque dans chaque réserve. Il faut mieux exploiter ce talent, cette ressource qui n’est pas qu’économique, mais une ressource humaine. Il faut l’allier à notre autre grand talent, le génie. Et enfin avec notre capacité manufacturière.

Les temps vont changer bientôt, l’économie deviendra des plus compétitives. Nous devons comme nation créer une marque de commerce. (Genre Ikea, mais en plus cher et en «plus authentique». 😉 )

C’est juste une idée comme ça…

Parce que ce n’est pas vrai qu’on va se laisser engloutir par un capitalisme anglo-saxon impitoyable qui ne cherche qu’à mcdonaliser et à walmartiser tout l’espace. Un capitalisme sauvage qui n’en a cure des langues, des cultures, ni des sociétés distinctes. Tant qu’il y a et un McDonald et un Wendy’s d’implantés côte à côte, c’est la «diversité» en marche.

Si on veut exister, il faut au moins qu’on affirme le faire. D’une manière ou d’une autre.

On doit rééduquer nos jeunes de manière plus stricte. Même si c’est plate pour eux. Il faut leur donner les meilleurs réflexes de pensée que nous ayons : la science, la raison, la pensée critique.
Il faut leur inculquer l’identité québécoise.  Celle qui est faite d’explorations et de métissages, mais avec une farouche volonté d’être républicaine et  française.
Même si c’est plate. Il faut que tous les élèves aient la possibilité d’acquérir cette éducation.

Au lieu, on tente aujourd’hui de faire en sorte que ceux qui n’acquièrent pas ces aptitudes se voient tous remis un diplôme à l’effort plutôt qu’aux résultats.

Enfin bref. Je favorise un retour à une éducation plus formelle. J’aimerais qu’on cesse de paniquer sur les taux de décrochage, puis qu’on trouve à quoi ces gens sont bons et qui serait utile. Qu’on fasse de notre monde une opportunité, un atout.  Qu’on fasse de notre monde une marque dans le monde.

[Fin des ruminations]