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Laïcité

Marie Pascaline. Quel beau nom! Vous semblez être vous-même une belle personne à la base. Et je veux dire belle en dedans. Mais très tristement, vous apparaissez comme un zombie quand vous vous mettez à traiter les autres de naïfs et d’ignorants.
Ne te rends-tu pas compte que tu nous répètes, à la lettre près, ce que tous les autres croyantes et croyants nous répètent identiquement tout le temps?
Nous avons cherché les justifications de vos histoires fantastiques, jusqu’à l’intérieur même du Coran, de la Bible et de la Torah, pour aller vérifier ces justifications et ces miracles que vous nous promettez sans cesse. (Que vous vous promettez surtout entre vous.) Nous avons épluché les versets que vous nous avez indiqués. Et nous nous sommes rendu compte que c’était non seulement nul, mais que c’était pire que ce à quoi nous nous attendions encore! Vous avez comme seule référence ces textes abscons que vous vous entrainez tous à lire et à relire sans cesse, en appelant ça de la «connaissance».
Et ces textes, nous y avons découvert qu’ils ne vous enseignent qu’à haïr : vous-mêmes, entre vous, et surtout nous.
Nous les rationnels, nous les «non-croyants» qui ne perdons pas une seule seconde à ne pas croire au surnaturel pour justifier et pour bien conduire nos existences. Jamais, lorsque vient le temps de prendre une décision, ne me dis-je «Qu’est-ce que Dieu voudrait que je fasse?». Jamais non plus ne me dis-je «Que dois-je faire en l’absence de Dieu?» Jamais. La seule chose que je me demande, c’est qu’est-ce que je veux faire. Et ça marche! Parce que j’assume dès lors la responsabilité de ce que je choisirai. Si ça chie, je ne pourrai pas le blâmer sur la volonté de Dieu, ou sur l’ennemi désigné dans mes textes sacrés. C’est pour ça que ça marche.
Vous, tous les croyants, vous vous entrainez particulièrement à nous haïr, en vous disant que c’est par amour de Dieu. Nous qui vous disons pourtant de croire ce que vous voulez, mais de simplement nous foutre la paix avec ça. Simplement de ne pas vous attendre à ce que ça vienne chambouler vos relations avec des gens qui, malheureusement, ne croient pas comme vous.
Mais ça semble un trop gros sacrifice pour vous.
Surtout, nous nous sommes rendu compte que ça n’avait servi strictement à rien, de toute manière, d’avoir lu ces versets, épitres, évangiles et compte-rendus de miracles épatants en tous genres que vous nous ressortez sans cesse. Nada. Pas épatés pantoute. Nous croyions y trouver un germe de justification à vos croyances, mais nous n’y avons trouvé que des récits fantastiques. Pour peu, on les croirait même issus de bédouins pasteurs, nomades, guerriers et patriarcaux, vers le début de l’Âge de fer… Manque de chance pour nous, qui devons conjuguer avec des cellulaires et Internet. Allah et Dieu sont bien mystérieux.
Mais sincèrement, chouette!, génial que vous aimiez ces histoires et que ça guide vos vies. Sauf que quand il s’agit de guérir mon enfant, de faire voler un avion, voire de résoudre un dilemme éthique concernant Facebook, je préfère quand même la raison, la science et la philosophie. Un caprice comme ça : je suis biaisé envers les preuves. Et quant à moi, le test des preuves fait en sorte que ça mérite d’être enseigné à l’école. (Sur une échelle de 1 à 100 en termes de mérite des preuves fournies par chaque approche, je dirais que les preuves scientifiques sont dans les 99, plus ou moins 1 point, et que les preuves islamiques sont vissées sur le 0. Mais c’est une appréciation subjective.)
Marie Pascaline, je m’égare et je déblatère. Vous m’excuserez, mais j’en ai assez de l’argument religieux. Assez de me faire dire que vous êtes nombreux et que vous redoutez systématiquement tout ce que je suis : un rationnel, un séculier. J’ai des croyances, mais elles sont à moi. Je ne les affiche pas sur ma tête. Comme ça, personne ne peut en juger en me voyant dans la rue. C’est au moins aussi agréable que de sortir la tête au vent par une belle journée d’hiver ou d’été.
Vous avez traité Bernard de naïf et d’ignorant. Quelle audace! Quelle prétention pour quelqu’un qui n’apporte ni aucun argument ni aucune preuve. Car vous savez, j’en suis convaincu, que vous ne savez rien non plus. Vous répétez et vous suivez. Si vous étiez un animal, vous seriez un curieux perroquet-bovin. Prête à tout répéter pour mieux pouvoir vous insérez dans le troupeau. Vous vous marquez vous-même au fer rouge et vous ruminez, vous faites du lait et des bébés. Bien sûr, vous faites autre chose, et de grandes et belles choses certainement. Mais vous ruminez les mêmes justifications pour nous expliquer vos stigmates d’élevage. C’est pour être «morale», «modeste», «bien vue aux yeux du Tout puissant»…
Comme si ma conjointe, assise à côté de vous avec notre enfant dans l’autobus, en camisole les cheveux au vent, était le contraire tout ça. Pouvez-vous répéter?
Cessez de vous répéter que vous avez raison, alors que vous ne faites que répéter. Marie Pascaline, j’en suis certain, depuis que vous êtes musulmane, catholique ou mormone, vous vous sentez apaisée. Moins d’angoisse. Et ce, même si vous êtes née musulmane, ou catholique ou mormone. Vous vous révoltez parfois contre certains dogmes, mais au final vous vous soumettez. C’est votre vertu, votre morale.
Moi, ne vous en déplaise, je crois que 5 prières par jour embrouillent la raison plus que 4. 4 plus que 3, etc. Je crois que votre foi, c’est une drogue par laquelle vous vous entrainez à répétition à obéir, à vous soumettre. Désolé si cette drogue constitue votre «identité». La cigarette constitue malheureusement la mienne en ce moment. Alors je comprends.
Bernard Larivière, que vous traitez de naïf et d’innocent, lui il l’a lu, votre livre. Le Coran, votre justification éternelle pour tout ce que vous faites. Avez-vous lu le sien, le livre de Bernard? Il l’a écrit lui-même pourtant. Pour démontrer lui-même ses propres conclusions. J’imagine bien que vous avez fait vos devoirs…
Ah, mais non c’est vrai : ce n’est pas dans le Coran.
Et je m’égare encore…
Marie Pascaline, quand tu étais petite fille, à 4, 5, 6 ans…, pouvais-tu t’imaginer qu’un jour tu cacherais tes cheveux du regard des petits garçons avec qui tu jouais? Et que tu en parlerais comme d’une obligation dont tu faisais le choix? Des petits garçons comme moi par exemple. Crois-tu vraiment que ton voile change en quoi que ce soit à notre relation sexuelle inexistante? Pourquoi alors le portes-tu, si ce n’est pour me rappeler que tu es musulmane et que tes enfants n’auront jamais le droit de marier les miens?
Mais écoute-moi. Jamais je ne t’ai demandé de ne pas le porter ce voile, ton stigmate par choix. Oui, je crois que c’est une très, très mauvaise idée. Je crois que ça crée des tensions, ou au moins des divisions latentes dans une société. Comme exhiber sa richesse ou ses convictions politiques. Ce n’est pas le symbole en soi, mais le fait de l’affirmer sans cesse. La preuve en est qu’on en parle de voiles, de kirpan et de crucifix depuis Bouchard-Taylor. Cependant qu’il n’y a eu aucune commission sur les boubous africains, sur les saris indiens, ni même sur les amulettes pare-balles asiatiques.
Mais c’est ton droit le plus strict, je te l’assure, de le porter ton voile, ou cette croix ou cette perruque. Dans la rue, chez toi, au restaurant, au parc, etc. Ce n’est pas lui qui inquiète. C’est ta rigidité à son propos. Je crois surtout que ta rigidité quant à l’option de l’enlever ce voile, qui n’est qu’islamique, ne serait-ce que pour quelques heures, dans un contexte tout à fait neutre du point de vue sexuel comme au travail, de l’enlever juste pour démontrer un respect pour le principe de neutralité religieuse des institutions publiques, cette rigidité est inquiétante.
Toi, tu m’as répondu que tu étais Québécoise toute autant que moi, donc que tu avais droit à ton voile partout. Mais que si jamais la majorité qui réclamait la neutralité religieuse — seulement dans les institutions publiques! —, si jamais la Charte passait, tu étais autant Québécoise que moi, mais tu quitterais la province pour fonder ta vie dans une société «plus tolérante». Moi… Oui je veux une société où, au moins, les institutions sont laïques. Mais moi, je n’ai nulle part ailleurs où aller si ça ne marche pas. Je suis Québécois. Juste Québécois : même pas Canadien ou musulman, ou pentecôtiste ou témoin de Jéhovah comme toi. Ni même Portugais, ou Sénégalais, ou Chinois, ou je ne sais quoi. Je n’ai pas, comme toi, d’ailleurs.
Ah, mais c’est vrai : «Québécois» n’est pas dans le Coran. Donc ce n’est sûrement pas grave.
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Un ami racontait une anecdote qui m’a rappelé quelque chose.
Il racontait qu’en visite à la maison de retraite de sa mère, il s’est présenté à une préposée voilée en lui annonçant d’emblée qu’il est athée. Il lui a expliqué ensuite que si elle insistait pour annoncer ses croyances à tout le monde avec son voile, il se sentait alors légitimé de lui annoncer les siennes, y compris le fait qu’il croit que l’islam est une croyance débile. (Prévisiblement, ça lui a valu une plainte à la directrice et des accusations d’intolérance.)

Ça m’a rappelé que j’avais créé, il y a quelques années, la page « Laïques ostentatoires » avec exactement cette logique en tête. J’y proposais que tous les laïques se fassent imprimer des chandails annonçant leurs croyances (ou absence de) bien visiblement et de manière provocante.

On peut penser ce qu’on veut de ce que la liberté de religion implique en ce qui a trait à l’ostentation religieuse. Il demeure un fait de base : faire étalage de nos croyances contradictoires à tout moment en public est toujours, partout, une recette pour la division et la discorde. (D’ailleurs, je suis certain que les mêmes qui traitent les femmes voilées comme de pauvres bébés phoques seraient les premiers à me condamner pour provocation si je portais un de mes chandails…)
Et ça se vérifie partout où c’est justement la norme de parader ses croyances, depuis ses vêtements jusqu’à son lunch. Prenez n’importe quelle société où on peut d’un coup d’œil savoir à quelle tribu appartient chaque individu, et vous rencontrerez invariablement des conflits intercommunautaires.

C’était pourtant la grande réalisation de la civilisation occidentale que d’avoir trouvé un compromis entre liberté de croyances et harmonie sociale. (Que ça ait été explicite, comme en France, ou implicite ailleurs.)

Quelle tristesse de voir aujourd’hui des gens nous ramener en arrière, simplement parce qu’ils ne savent pas s’extirper des conflits tribaux d’où ils viennent. On en voit d’ailleurs les conséquences avec tous les débats, divisions et tensions dans lesquels ils ont su nous plonger depuis 15 ans. Et une encore plus grande tristesse de voir des occidentaux, laïques de facto qui, tels des militants anti vaccination contre les religions, c’est-à-dire des militants anti-laïcité, qui ont perdu de vue les avancées de leur propre civilisation et qui se laissent berner par les chimères de la « discrimination » et de l’ « islamophobie ».

Triste.

 









 

Quelqu’un fait remarquer que Macron s’adresse à la nation en disant « peuple de France ». Et que cette expression est un glissement sémantique depuis « peuple français ». J’ajoute que ce devrait être simplement « Français ». (Ou comme au Québec : « Français et Françaises ».)

Mais nos écervelés d’antifas, anti réacs, anti colonisation, anticapitalistes, anti mixité raciale, anti système, anti laïcité, anti-ci et anti-ça.  Ils ont convaincu bien des intellectuels en manque de renom à nous faire croire que le « nous » est toxique.  Même qu’il n’existe pas.

Dire « nous Québécois » ou « nous Français », ou autre, n’a rien de raciste ni de colonialiste. (Pour ce que ça peut bien vouloir dire dans le contexte actuel…) Ça n’a même rien d’exclusif, ni encore moins de dominateur.
Bien sûr que des excités vont te dire que tu es un « tu » puis un « vous » à cause de la couleur de ta peau ou de ton accent, de ton nom. Mais tout le monde est d’accord que ce ne sont que des caves!  Et ces mêmes caves me sautent dessus autant que sur toi, même si mes différences ne sont qu’intérieures.  C’est des caves.

Ce qui compte, c’est ce comment l’ensemble de la société réagit à de telles agressions. Et le fait qu’elles sont en constante baisse.

Quand je dis « Québécois ». Quand je dis « Nous ». J’en appelle à mes frères de sang bien sûr, qui spontanément se rappellent les mêmes souvenirs que moi.
Mais j’en appelle aussi bien sûr à toi qui débarque et qui dit : « Hey, comment je peux rentrer dans la gang? ».  J’en appelle à toi mon voisin aux souvenirs d’enfance différents, mais humainement reconnaissables : si on s’accorde au moins sur un langage commun.

Toi qui ne me rejette pas sur la base de mes origines ou d’une autre catégorie quelconque.  Mais toi qui reconnait que les origines historiques de ce territoire existent. Et que ses héritiers demandent un engagement, une promesse morale envers leur mémoire, afin qu’ils puissent se permettre de t’accueillir dans leur « nous ».

Un pays, c’est un territoire, une population et une histoire.  C’est une perpétuation.

À toi l’étranger, de fait ou de sentiment.  Je te léguerai ma terre. Si au moins tu t’engages à y inscrire et à y perpétuer ma mémoire : à titre d’ancêtre, à titre de famille.

Si tu me promets que tes enfants auront le droit de marier les miens.
Je te donnerai mon âme, ma langue.

Si vous ne pensez pas que ça aille mal pour l’occident. Si vous ne capotez pas à constater qu’une certaine gauche radicale ait colonisé d’abord la gauche traditionnelle, et puis tout le débat public. Si vous trouvez intéressantes, voire nécessaires les conversations incessantes sur l’identité, la laïcité, sur le féminisme ou le transgenrisme, sur la liberté d’expression et sur le racisme « systémique »… Si vous ne vous inquiétez pas d’où on s’en va collectivement, c’est-à-dire comme peuple historique et territorial.

Considérez seulement ceci :
Non seulement nous n’avons même plus le réflexe primaire, comme société, comme adultes, de ne serait-ce que congédier de leur job au salaire minimum des employés d’aéroport qui se masturbent sur des vidéos de propagande djihadiste et qui ont amorcé des actions comme se magasiner des armes et des fausses identités. Non seulement ça n’est pas arrivé comme on se l’attendrait : «Bien sûr qu’on les a foutu à la porte et qu’ils sont maintenant poursuivis en justice et font face à la prisonBiens sûr!»  Non seulement ça n’est pas allé de soi…  Mais à ce stade, je me demande surtout si on ne s’est pas complètement enlevé le droit de même penser faire une telle chose.

C’est de cette manière que survient la fin d’une mouvance historique.  C’est de cette manière que meurt un peuple, et avec lui la mémoire de la multitude d’individus qui y ont participé.  Que ceux qui y militent en soient au moins conscients.

On parle beaucoup de la liberté d’expression soudainement. Des gens de droite ou conservateurs qui se font violemment chahuter jusqu’au silence, d’humoristes poursuivis ou assassinés, des radios poubelles, de pages bannies sur Facebook, de caricaturistes rabroués, d’auteurs anglos frustrés…

Il y a une différence fondamentale à faire. Se plaindre n’est pas de la censure. Se plaindre avec de la menace l’est; que la menace soit juridique ou physique. Édicter des règles d’expression bannies, puis annoncer les punitions contre les contrevenants l’est encore plus.
Condamner, punir et bannir.

De nos jours, on joue l’approche moralisante. «On ne devrait jamais dire ceci, c’est condamnable de dire cela, un tel est un sale ***** d’oser penser ça»…
C’est agaçant, mais c’est aussi ça la liberté d’expression.

Sauf que cette indignation moraliste-là, tout en ne s’appuyant que sur des constructions alambiquées de pseudo sciences sociales, a déjà commencé à occuper le terrain législatif. On parle aujourd’hui de motions diverses et de créations de comités, voire de commissions d’enquête, etc. On aurait tort de ne pas y voir de très mauvais augures pour de futures lois.

































Il faudrait peut-être remettre certaines choses en perspective.

À tous les jours, des gens se voient dénoncés comme «islamophobes» sur le web et dans les médias.  Et à tous les jours, des gens étiquetés publiquement comme «islamophobes» sont menacés de mort et tués par des islamistes.

Parmi ceux qui les étiquettent d’«islamophobes», on retrouve pas mal de pseudo-intellectuels bien-pensants et vertueux qui ne risquent, eux, que des «micro-agressions» sur leur page Facebook.





















 

J’ai grandi dans une paroisse, qui est devenue un quartier. Ça ressemble aujourd’hui à un dortoir, mais à l’époque c’était pas mal cool.
La petite gang: Luis, Mehdi, Simon (qui était anglais et qui nous faisait bidonner à chaque fois qu’il disait des trucs comme «je suis sur le téléphone»). Puis les autres, comme Piotr, Manu, Algary….

Pour le reste, on regardait tous des Passe-Partout et des films de Bud Spencer, qu’on imitait.  On regardait CHiPs, Goldorak et des séries de sci-fi comme Galactica. Nos parents venaient de différents coins du globe, puis de différents coins du pays. On s’en foutait pas mal en fait. Je savais qu’un était « Portugais », l’autre « Algérien » ou « Polonais », et ça m’intéressait évidemment, moi qui voulait tellement voyager.

Sauf que quand on jouait entre nous, loin de l’influence des parents, on était juste une gang de petits Québécois. Dans la paroisse St-Albert-le-Grand, puis dans le quartier Maisonneuve, à l’ombre du Stade, en passant devant l’église pour se rendre à la cour d’école, quand on n’explorait pas le champ «sauvage» des Shop Angus…

Aujourd’hui, tout ça, le fait qu’on ait tous écouté Passe-Partout ensemble et que ça nous ait donné un ciment inclusif des plus solides pour apprendre à communiquer et à jouer ensemble, entre nous. Tout ça, de manière la plus perverse, ils, les soi-disant «antiracistes» d’aujourd’hui, ils appellent ça du «colonialisme» et me somment de m’en repentir…

Je vous dis simplement Fuck you.
Nous au moins, on a appris à jouer ensemble. Puis à étudier ensemble. Puis à travailler ensemble. C’est ça mon Québec.
Ce n’est pas ce Québec progressiste et soi-disant «antiraciste» qui encourage chaque «identité» à se ségréguer dans sa différence.

Mon Québec à moi, il te dit de cesser de faire suer tout le monde avec tes différences et les accommodements que tu exiges de moi dès que tu débarques, ou pas longtemps après.
Tu as choisi — et tu continues de choisir si tu es né(e) ici — une société qui fonctionne mieux qu’il y a 50-60 ans parce qu’elle a choisi d’être laïque, et qui réaffirme ce choix de manière largement majoritaire à chaque fois qu’on lui demande.

Alors c’est toi qui fait le chien dans un jeu de quilles ici.
Tu revendiques de porter en tout temps un uniforme religieux, communautaire et identitaire, dans une société sécularisée et anti-tribale?  Tu revendiques que la société soit en permanence à l’affut de tes frustrations sociales, alors que tu te définis d’abord par ta différence? Tu nous accuses de ne pas suffisamment t’intégrer, pendant que toi tu n’appelles «frères» et «sœurs» que ceux qui partagent ta foi, tandis que tu interdis à tes enfants de marier les miens?…

Tu sais quoi? Toi qui me conchies avec tes micro-agressions à la sauce pseudo-scientifique, qui masquent mal que tu ne fais qu’habiller de verbiage ta propre haine, dont celle de toi-même…
Va te faire foutre.

Moi, je retourne jouer avec Mehdi, Luis, Algary, Piotr, Phong, Simon, Marisol et la gang. Il est là mon Québec.