Toute autre chose étant proportionnelle par ailleurs

Imaginez cette Histoire du Québec alternative…

Suite à la Conquête, les Canado-britanniques nous persécutent et nous déportent en masse, si bien que la population française de la province chute à près de 0. Les Québécois trouvent refuge un peu partout, en Europe surtout. Le continent nord-américain devient enfin unilingue anglais.

Survient la IIe Guerre mondiale et les Allemands décident, suite à la capitulation de la France, d’exterminer toute population qui, à l’extérieur de Vichy, parle français. Parler français devient synonyme de « sous-race ».

C’est un massacre et les Québécois se font gazer par dizaines de milliers.

Suite à la défaite de l’Allemagne, les nations européennes choisissent de réparer le tort – celui de n’avoir pas protégé les Québécois d’une quasi extinction programmée – en tordant le bras du Canada, pays unilingue anglais coast-to-coast, maintenant un allié depuis la Guerre. L’Europe fait rendre au Canada les territoires jadis confisqués aux Français de l’ancien Bas-Canada, dont Montréal, Québec et plusieurs régions de la province.

Déjà, un mouvement de retour avait commencé à s’effectuer, alors que des Québécois d’Europe, sentant la soupe chaude dans les années d’escalade vers la Guerre, avaient commencé à migrer et à acheter des terres : d’abord au Saguenay, puis dans le Bas du fleuve, dans la Vallée du St-Laurent, etc.

Maintenant, les populations locales, unilingues anglaises, se voient expropriées de leurs terres. Un grand nombre tente de rejoindre l’Ontario, les autres provinces et même les États de la Nouvelle Angleterre.  Mais très rapidement, les frontières se referment et un nombre important d’Anglais se voit confiné dans ce renouveau québécois. Tandis que des colons québécois, rescapés des camps de concentration européens, reviennent en masse vers ces terres.

Au lendemain d’une promulgation de souveraineté québécoise, le Canada et les États-Unis nous déclarent la guerre, chacun se vouant à l’extermination du dernier d’entre les Québécois et jetant toute sa puissance militaire comme sa propagande politique au service de La Cause. Décrétant-même que de mourir pour La Cause est la condition la plus noble, valorisée et rémunérée des sociétés canadienne et américaine.

Pendant ce temps, les Anglais demeurés sur le territoire québécois, parce que refoulés aux frontières canadiennes et américaine, embrassent néanmoins la cause anglaise et se vouent à la destruction du Québec et à la restauration d’un continent purement anglais. On voit alors des commandos anglais et autres kamikazes orangistes se faire exploser au Marché Atwater comme dans les autobus Voyageur, dans les Lafleur Hot-dog, les églises catholiques, etc.

Sauf que le Québec résiste et parvient à repousser les assauts. Mais aucune trêve ne tient jamais. Les Québécois sont toujours menacés, décrits comme des sous-humains pas leurs voisins belliqueux. Sur leur territoire, ils ont dû décréter des statuts spéciaux à certaines régions et y instaurer à toute fin pratique un régime martial !  Car les Anglais qui y habitent en majorité, et qui sont toujours rejetés à la frontière de l’Ontario et du Vermont, demeurent radicalisés en vue d’une annihilation du Québec et de l’extermination de tous les Québécois qui y vivent. Il faut dire qu’ils sont abreuvés à longueur de journée par de la propagande locale, mais aussi canadienne et américaine, visant à leur faire oublier que même ces pays anglais ne veulent rien savoir d’eux; sinon lorsqu’ils peuvent servir de chair à canon dans leurs propre conflit avec l’idée même d’un Québec et des Québécois.

Alors, toutes autres choses étant proportionnelles par ailleurs, dans ce récit de fiction, on arrive à aujourd’hui. Depuis des décennies, il règne une paix fragile entre le Québec et ses 2 voisins. De nombreuses tentatives de médiation et plans de paix sponsorisés par l’Europe ont échoués. Surtout, la minorité anglaise qui demeure toujours captive au Québec continue une rébellion apparemment sans fin, aidée de commandos canadiens et américains qui la financent, l’aident d’un point de vue logistique et envoient sporadiquement des martyrs se sacrifier pour la cause. Les leaders de la rébellion anglaise n’ont surtout aucun scrupule à encourager tout citoyen anglais du Québec à confronter une mort certaine en se faisant kamikaze au centre-ville de Montréal, lui promettant à la fois une place dans le panthéon des martyrs canadiens, ainsi qu’une rétribution monétaire pour les membres restants de sa famille.

Alors vous êtes un Québécois, une Québécoise. Vous essayez de maintenir une société faite de démocratie, aussi imparfaite soit-elle. Vous combattez le racisme, souhaitez la paix et souhaitez une résolution pacifique à ce conflit dans lequel vous êtes né. Vous faites quoi ?

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