Le voile sur Manchester

À chaque fois que je vois un voile depuis Manchester, j’y pense.

À chaque fois d’ailleurs depuis Londres, Nice, Paris, Bruxelles, San Bernardino, St-Jean, Ottawa, Boston, Madrid, Londres encore, New York… J’en oublie.  Depuis le Caire, Tel-Aviv, Beyrouth, Mogadiscio, Calcutta, Peshawar… J’en oublie encore plus.

À chaque fois que je vois le voile, je le vois avant de voir la femme, l’individu, qui le porte. On m’y a entrainé: tant de la part des voilées que de ceux qui le promeuvent.

Avant l’individu, avant la personne. Avant celle qui est sûrement une bonne mère et une bonne citoyenne, ou non… Je n’en sais strictement rien. Mais justement, elle m’intime de la voir comme « une musulmane », même si ce n’est parfois pas son plan à elle.  Avant de pouvoir la voir simplement comme une voisine ou comme une amie, elle aura toujours l’adjectif « musulmane » drapé sur sa tête, accolé à sa personne comme un stigmate.  Ce qui lui interdira surtout toujours de devenir la belle-mère de mes enfants.
Même si ce n’est pas son plan, c’est pourtant le but et surtout l’effet accompli.

Alors quand je sors le matin pour aller porter mon fils à l’école et que ma voisine voilée, puis les mamans en différentes tailles de niqabs qui attendent la cloche sur le bord de la clôture, puis les éducatrices et les maîtresses qui portent aussi le voile… je fais le lien.
C’est malgré moi.  Comme je sais que c’est aussi le lien spontané que font les inclusivistes, mais qu’ils s’efforcent ensuite de combattre.

Je fais le lien avec Manchester, puis avec ces mosquées où on conchie 3 fois par jour le juif et le kouffar. Je fais le lien avec les livres et les lois divines qui prêchent la mort. Je fais le lien parce qu’ils ont tous un adjectif commun.

Mes voisines et les éducatrices voilées de mon fils, pourtant, me disent toutes silencieusement, de leur regard : «Ne fais surtout pas le lien. On sait que notre voile est le même que celui du tueur, mais Chut! Tu n’as pas le droit de faire le lien, tu n’as pas le droit d’y penser. De toute façon, ça n’a rien à voir : Nous, nous ne sommes pas aussi rigides, et notre islam est fait de tolérance et de compromis.»  Ah oui?

Puis elles me disent toutes qu’elles préféreraient se faire Hara Kiri plutôt que d’enlever leur voile, de mettre en sourdine leur adjectif, ne serait-ce que pour 1 heure ou que pour un lieu comme la petite école.  Et que quiconque y voit un problème n’est sans appel qu’un « raciste ».


(…)




















































 

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