Nous

Quelqu’un fait remarquer que Macron s’adresse à la nation en disant « peuple de France ». Et que cette expression est un glissement sémantique depuis « peuple français ». J’ajoute que ce devrait être simplement « Français ». (Ou comme au Québec : « Français et Françaises ».)

Mais nos écervelés d’antifas, anti réacs, anti colonisation, anticapitalistes, anti mixité raciale, anti système, anti laïcité, anti-ci et anti-ça.  Ils ont convaincu bien des intellectuels en manque de renom à nous faire croire que le « nous » est toxique.  Même qu’il n’existe pas.

Dire « nous Québécois » ou « nous Français », ou autre, n’a rien de raciste ni de colonialiste. (Pour ce que ça peut bien vouloir dire dans le contexte actuel…) Ça n’a même rien d’exclusif, ni encore moins de dominateur.
Bien sûr que des excités vont te dire que tu es un « tu » puis un « vous » à cause de la couleur de ta peau ou de ton accent, de ton nom. Mais tout le monde est d’accord que ce ne sont que des caves!  Et ces mêmes caves me sautent dessus autant que sur toi, même si mes différences ne sont qu’intérieures.  C’est des caves.

Ce qui compte, c’est ce comment l’ensemble de la société réagit à de telles agressions. Et le fait qu’elles sont en constante baisse.

Quand je dis « Québécois ». Quand je dis « Nous ». J’en appelle à mes frères de sang bien sûr, qui spontanément se rappellent les mêmes souvenirs que moi.
Mais j’en appelle aussi bien sûr à toi qui débarque et qui dit : « Hey, comment je peux rentrer dans la gang? ».  J’en appelle à toi mon voisin aux souvenirs d’enfance différents, mais humainement reconnaissables : si on s’accorde au moins sur un langage commun.

Toi qui ne me rejette pas sur la base de mes origines ou d’une autre catégorie quelconque.  Mais toi qui reconnait que les origines historiques de ce territoire existent. Et que ses héritiers demandent un engagement, une promesse morale envers leur mémoire, afin qu’ils puissent se permettre de t’accueillir dans leur « nous ».

Un pays, c’est un territoire, une population et une histoire.  C’est une perpétuation.

À toi l’étranger, de fait ou de sentiment.  Je te léguerai ma terre. Si au moins tu t’engages à y inscrire et à y perpétuer ma mémoire : à titre d’ancêtre, à titre de famille.

Si tu me promets que tes enfants auront le droit de marier les miens.
Je te donnerai mon âme, ma langue.

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2 commentaires
  1. diong a dit :

    J’aurais aimé avoir cette réflexion en tête lorsque, dans la foulée du débat sur la charte des valeurs, mon voisin et ami Simon, avec qui je partageais bien des points de vue (il avait été fort actif dans le mouvement étudiant en 2012), a déclaré: «Chaque fois que j’entends un Québécois dire « nous », j’ai honte.» Je n’ai su quoi répondre, tant cette affirmation m’a décontenancé et soulevé le coeur. Nos divergences ont alors commencé à prendre le dessus sur nos convergences… pour devenir irréconciliables.

  2. Vous écrivez « nos écervelés d’antifas, anti réacs, anti colonisation, anticapitalistes, anti mixité raciale, anti système, anti laïcité, anti-ci et anti-ça. »
    Si j’étais méchant, je vous suggérerais plutôt d’écrire « …nos décervelés d’antifas, … ».
    Mais je ne le suis pas… ou si peu!
    J’ai des amis qui sont nés en Afrique et vivent ici depuis plusieurs années.
    Ils ont la peau noire. Ils ont certaines coutumes, certains comportements, certaines façon de penser, certains goûts, etc. qui diffèrent de ce qu’on pourrait considérer le « typique québécois ».
    J’ai aussi une amie née et élevée au Mexique. Pur phénotype Maya!
    Il faut dire aussi que j’ai beaucoup travaillé, et voyagé, sur une période de plus de 25 ans en Afrique.
    Ainsi qu’en Asie, en Europe de l’est et en Amérique latine. J’ai même vécu en Inde.
    Donc, je suis assez difficile à surprendre eu égard aux us, coutumes et comportements différents. Vivre en Inde, en particulier, va beaucoup vous aider sous cet aspect!
    Si je reviens à mes amis d’ailleurs qui vivent ici, ce que je remarque surtout d’eux, c’est leur désir de connaitre le Québec et leur ouverture.
    Mon amie mexicaine me confiait notamment avoir pleurée en lisant « Elles ont fait l’Amérique » de Serge Bouchard et Marie-Christine Lévesque.
    Mes ami(e)s se sont implantés ici il y a quelques décennies. Mes ancêtres se sont implantés ici il y a plus de 350 ans!
    Mais ces amis sont aussi québécois que moi, même si d’implantation plus récente.
    Et je ne tombe pas ici dans le sophisme idiot « nous sommes tous des immigrants ».
    Et ils respectent la société qui les a accueillis, cherchent à la comprendre et en retour, y apportent leur univers.
    Et savent, eux, que « Un pays, c’est un territoire, une population et une histoire. C’est une perpétuation. »
    Ils ne me sont ni inférieurs ni supérieurs. Ils sont, tout simplement!
    Nos décervelés, dans ce qu’ils croient être leur grande ouverture d’esprit, œuvrent plutôt à les tenir dans leur isolement.
    Après tout, est-ce que ça ne fait pas partie du « fardeau de l’homme blanc » que de traiter avec délicatesse, compréhension et, surtout, surtout, mansuétude, ces êtres fragiles lesquels, avouons-le, ne sont pas tout à fait aussi évolués.
    PS Pour ceux qui lisent tout au premier degré, mon dernier paragraphe se veut sarcastique!

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