Trump, le Brexit, les nationalismes et la droite…

Ce qu’il faut en comprendre

Je comprends les préoccupations des gens qui votent à droite, même si moi je vote toujours plutôt à gauche.  Sauf que c’est la gauche aujourd’hui qui m’attaque.  Du moins une nouvelle gauche.

Cette gauche prétend être en train d’effectuer une révolution, mais à l’insu du peuple.  Elle ne se rend surtout pas compte qu’elle ne représente qu’une poignée d’activistes radicaux hyperactifs dans certains médiums ciblés, comme les départements de sciences molles, les réseaux sociaux et les télévisions d’état.  Alors ils délibèrent entre eux, dans leurs comités. Puis ils en ressortent pour pontifier et surtout excommunier le peuple.

L’islam est une préoccupation pour moi, je l’avoue.  Pourquoi ?  Pour exactement les mêmes raisons que le catholicisme et plus largement le christianisme l’ont été depuis mon enfance.  Pour les mêmes raisons surtout qui me faisaient apprécier le recul généralisé de la religion hors de la sphère sociale et vers la sphère privée.  Je suis athée, je le confesse s’il le faut. Tu es bouddhiste ou musulmans ou juif ou catholique, on s’en fout. On est juste des Québécois.

Bref, on commençait à s’en sortir.

Sauf que l’islam est débarqué et ne cesse d’être une préoccupation.  J’aimerais beaucoup obséder sur autre chose.  Comme sur la culture ou l’environnement.  Mais on se préoccupe déjà beaucoup et bien de l’environnement et des arts, bien mieux en tout cas que je ne pourrais jamais le faire.
Je ne dis pas que ça va bien dans ces domaines.  Mais plein de gens s’en occupent bien mieux que moi.

Tandis que pour la religion, ma société s’en va dans le mauvais sens de l’Histoire avec ce multiculturalisme débile.  Alors ça me préoccupe plus.  Puis ça me préoccupe aussi, comme ça préoccupe tout le monde, quand jour après jour on lit et on entend des allah uhakbar!, accompagnés de fillettes déchiquetées dans des églises ou des marchés, ou des mariages.

Mais qu’on ne m’accuse pas d’en être si préoccupé qu’il ne s’agisse que d’une vulgaire « phobie ».  Ceux qui m’en accusent sont mille fois plus préoccupés par l’islam que je ne le serai jamais.  Ils se font un devoir vertueux et existentiel de «tolérer» l’islam et ses pratiques, qu’ils répugnent pourtant.  Ils se font une contrition, une absolution d’expier leurs péchés sur ceux dont ils veulent laver les pieds.

Lorsqu’elle était marxiste, il y a quelques décennies, la gauche conspuait l’Église.  Aujourd’hui, elle sanctuarise le Califat à force de contorsions.

Sauf qu’au fond de tout ça, il y a le peuple : ceux sur qui le pouvoir s’exerce.  C’est lui qui vient d’élire Trump et de voter le Brexit. Et qui demain votera des gouvernements de droite.
Sauf que ce n’est pas en excommuniant du monde avec des interdits moraux qu’on mène une révolution.  Ni avec la violence, verbale, sociale ou physique folle tournée vers le peuple tout entier.

La droite réactionnaire d’aujourd’hui représente un mouvement populaire dans le plus large sens possible : le peuple réagit.  On dénonce le protectionnisme et le populisme, mais pourtant ça décrit le plus exactement l’état présent des choses : le peuple se protège.
Alors ça va arriver de toute manière.  Le mouvement historique est déjà trop enclenché.

Quand la gauche m’accuse moi d’être ceci ou cela, l’accusation qui peut-être m’a le plus dérangé à date vient de Jon Stewart, pour qui j’ai la plus grande admiration, quand il parle de «nativism».  Je me demande si je suis un nativiste, c’est-à-dire quelqu’un qui revendiquerait un droit du sang comme test de pureté idéologique.
Non, ce n’est pas ça.  C’est plus con que ça.  Je sais seulement que tout groupe qui a des pratiques instituées, des mécanismes de régulation sociale, des codes, des traditions…  Bref toute société réagira de manière hostile lorsque toute autre société essaiera de se substituer à elle sur un territoire donné.  Une minorité immigrante qui impose d’emblée ses propres règles, qui déclare qu’elle échappe par essence à celles de la majorité historique, une minorité qui s’installe en refusant toute possibilité que ses enfants ne se marient jamais avec ceux de leurs hôtes, c’est aussi une préoccupation.

La droite s’en vient, de toute façon, dans tout ce qu’elle a de plus laid.  C’est un fait inéluctable.  Ça sera l’Histoire pour mon fils et ses amis de maternelle.  Encore plus pour l’enfant qui s’en vient.

C’est la faillite de la gauche qui est à blâmer.  C’est surtout à l’effondrement de la nation telle que ma génération la connue que nous assistons.
Ça aurait pu être chouette pourtant, une révolution.  Sauf qu’il aurait fallu qu’elle vienne de la base, du peuple, non pas qu’elle lui soit administrée comme un suppositoire de cheval.  Un programme multiculturaliste pensé d’en haut et qui sur le terrain nous ramène plutôt à la tribu et aux épanchements d’honneur mâles, au clan.

Alors oui, ça me préoccupe.  Cette division ethnique du territoire.  Cette fragmentation sociétale défendue et promue par un activisme libéral devenu fou.
Quand Margaret Thatcher déclarait qu’il n’existe aucune telle chose que la société et qu’il n’y a que des individus, elle n’énonçait pas un fait. Elle annonçait le futur, son futur, notre présent.





















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